Ce projet autour du patrimoine culturel immatériel est porté par la communauté de communes du pays du Mézenc et de la Loire sauvage et le CDMDT 43. Il se déploie autour de quatre axes : 

  • Recensement de tout le répertoire déjà enregistré sur le secteur et collectage de récits de vie, de visions du pays, du paysage.
  • Numérisation, analyse et documentation des collectes, des enregistrements réalisés.
  • Ateliers de transmission/sensibilisation en direction de différents publics ( de la petite enfance aux personnes âgées).
  • Diffusion et valorisation : organisation de soirées avec les acteurs locaux (bals, concerts, projections de films)

Ce projet est financé par la communauté de communes du pays du Mézenc et de la Loire sauvage et par les fonds Leader. 

Février 17

21 Février – Saint-Front

Nous voilà de retour dans le Mézenc, avec des routes un peu plus accessibles. Nous avons rencontré Mme Vidil qui tenait un bistrot à Saint-Front, sur la place du foirail. Elle nous a raconté quelques histoires du Pays, de la trève aux « petits crimes ».

Nous avons aussi vu M.Chazallon qui s’est souvenu d’une chanson que lui avait chanté son père sur une autre histoire du pays : la complainte des sœurs Verdier de Boussoulet. Voici sa version :

Dans nos archives, nous avons aussi trouvé une version enregistrée quelques années auparavant par Pierre Chapuis auprès de Rosa Chapuis

http://patrimoine-oral.org/dyn/portal/index.seam?page=alo&aloId=20232&fonds=3&cid=117

Et passant par ce village et par le lac, on ne pouvait s’empêcher de vous faire entendre la chanson  » Au lac de Saint-Front » collectée par Yves Becouzes auprès de Jean Jimbert

Janvier 2017

30 Janvier

A la mi-janvier, on circulait encore correctement dans le Mézenc. Depuis, la neige a repris sa place au point de paralyser une partie du département le temps d’une journée. Voici quelques photos du Mézenc sous la neige : http://www.leveil.fr/estables/insolite/2017/01/27/les-hauts-plateaux-du-mezenc-photographies-par-nos-correspondants_12260282.html

Nous avons hâte de retrouver les habitants de ce pays pour qu’ils nous racontent leurs histoires et anecdotes toutes fraiches !

Voici aussi quelques photos que nous avons pris 15 jours avant.

Octobre 2016

20 Octobre – Fay-Sur-Lignon 

Comme tous les ans, le 20 octobre est le jour de la foire aux chevaux à Fay. Plus de 200 chevaux étaient là, sur le champ de foire. Découvrez l’ambiance de cet évènement. 

19 Octobre – Freycenet-La-Tour

Retour à Freycenet où une nouvelle activité s’est mise en place dans les bâtiments de l’ancienne usine de dentelles qui fut ensuite une salaison. Maintenant, c’est devenu la brasserie Ouroboros sous l’impulsion de Manon et Gus. 

Depuis quand vous êtes vous installés en tant que brasseur dans la région ?

La brasserie existe depuis 5 ans. Gus s’est installé, dans un premier temps, au Monastier-sur-Gazeille et n’ayant pas de local, il travaillait chez des amis en brasserie itinérante. Il a ensuite installé son activité dans les anciens locaux de la DDE. Commençant à se sentir à l’étroit, nous avons cherché un autre lieu, ce qui n’a pas été chose aisée car ici, les gens ont du mal à se séparer de leur patrimoine. Cependant, nous avons trouvé ce bâtiment qui est une ancienne salaison. Même si au premier abord, la bâtisse ne nous a pas paru très belle, elle s’est avérée très pratique pour y installer une brasserie. De plus, nous étions contents de rester dans la région et heureux que ma fille puisse aller dans la même école, au Monastier. Nous sommes donc habitants de Freycenet depuis le 1er juin 2016.

Avant de vous installer ici, d’où veniez-vous ?

Je (Manon) viens des Pyrénées, en Ariège et je me suis installée en Haute-Loire en 2011. Je suis arrivée un peu par hasard mais je suis tombée amoureuse de la région et j’ai décidé de rester. Je trouvais les paysages magnifiques et je pensais – et pense toujours d’ailleurs – qu’il y a beaucoup de choses à y faire ici.

Gus était à Paris puis à Lyon et il est aussi tombé sous le charme de cette région et a décidé d’y monter son activité.

Nous avons tous les deux été bluffés par la beauté de la nature, par la variété des paysages : ils changent véritablement d’une vallée à l’autre. Le vide aussi est très attirant, ce côté retiré hors du passage ; il faut venir ici, ce n’est pas sur les grands axes, c’est assez plaisant.

Vous parliez de « choses à y faire », du potentiel de la région. Vous pouvez préciser ?

Je viens d’une région très rurale qui a vu arriver un grand nombre de « néo-ruraux » dans les années 70 et qui ont élaboré un grand nombre de projets alternatifs. J’avais du mal à trouver ma place là-bas car beaucoup de choses étaient déjà faites et, malheureusement, pas toujours comme je le souhaiterais. Ici, j’ai vu les possibilités qu’il y avait, les projets qu’on pouvait mener en s’appuyant sur les expériences passées, en évitant parfois de faire les mêmes erreurs.

Cependant, comme je le disais tout à l’heure, il y a des freins parfois à l’installation. Il n’est pas évident de trouver des bâtiments, les gens sont très liés à leur patrimoine familial et ne veulent pas que ça se disperse. On a demandé à beaucoup de gens qui avaient des lieux vides, dont ils ne faisaient rien et qui parfois même tombaient en ruine. On leur proposait de les louer ou de les acheter pour les retaper et installer la brasserie. Toutefois, même s’ils se disaient intéressés au premier abord, les gens refusaient par la suite.

Nous sommes tout de même très contents de l’accueil que nous avons eu à Freycenet-la-Tour. Les habitants sont très curieux parce que ça fait une activité dans le village. Ils expriment leur satisfaction de voir des jeunes s’installer dans le village avec des enfants, ça fait de la vie. La municipalité nous a aussi bien aidé pour notre installation, ils nous ont par exemple mis l’employé municipal à disposition quand nous en avions besoin.

On est même devenu en quelque sorte le « bar » du village et les habitants, même les plus âgés, viennent quand on ouvre le jeudi et le vendredi soir. Tout le monde se retrouve ici ce qui nous a étonné vu la décoration du bar, la musique que l’on passe… Mais c’est vraiment une belle surprise. Les gens ici sont vraiment en demande de lieux de vie, de lieux où se retrouver.

Quel rapport entretenez vous avec les hivers et la neige dans cette région ?

On adore ça, c’était même un facteur attractif pour nous le gel, la neige, les saisons bien marquées. C’est aussi pour ça que nous sommes restés en Haute-Loire. La vie est différente en hiver, on se déplace moins, on est obligé de plus prévoir les choses, la vie est au ralenti.

Et pour l’école ?

Ma fille va à l’école au Monastier tous les jours. Elle prend un bus devant la mairie. C’est la seule petite fille de maternelle à le prendre. L’hiver, c’est très pratique quand même…

A Freycenet, il n’y a que cinq enfants aujourd’hui, un collégien et des plus petits ensuite.

Vous êtes en relation avec d’autres personnes qui s’installent dans la région ?

On a créé très récemment une association « l’atelier des possibles » au Monastier afin d’aider les créateurs de projets qu’ils soient professionnels, personnels ou qu’ils relèvent d’initiatives citoyennes. Le but est la mise en réseau de tous ces acteurs, de partager des savoirs faire, des moyens ou encore des locaux…

Nous faisons aussi partie d’un groupement de producteurs au Monastier.

Le but est de redynamiser la région avec des axes qui nous semblent importants tels que le développement durable, les circuits courts… Il s’agit plus d’un développement de modes de vie plutôt qu’un développement économique.

D’ailleurs, on se rend quand même compte que notre mode de vie et de pensée n’est pas si éloigné des gens d’ici. Ceux qui sont restés, ceux qui n’ont pas été entraînés dans les villes sont aussi amoureux de ce pays, de cette nature, de l’hiver, de ce rythme de vie… Même si nos vies sont très différentes, on se comprend très vite quand on aborde ces sujets.

 

 

4 Octobre – Le Monastier-sur-Gazeille –


Moulin de Perbet

 

Rencontre avec Patrice Rey, créateur du musée des croyances populaires. Il nous a fait visiter son musée, nous a raconté des histoires de « trève » du pays et s’est attardé sur la célèbre histoire du moulin de Perbet.

Cette histoire est encore vivace aujourd’hui :

3 Octobre – Fay-sur-Lignon –

Nous avons passé cet après midi à Fay à la rencontre de personnes « ordinaires – extraordinaires ». Nous avons notamment rencontré M. Marcel Vignal, joueur d’harmonicas qui nous a parlé de ses vaches avant de nous souffler quelques airs !

 

img_1001-2 « Les vaches, on avait un peu de tout : y’avait des chanounes, des fromentes, des griounes… Il y en avait des blanches, d’autres fromentes, d’autres un peu sur le noir, d’autres complètement noires. Y’en avait tant des races. » 

Mars 2016

5 & 6 Mars – Freycenet-La-Tour –

Nous arrivons dans le village enneigé en milieu de matinée. Les apprentis collecteurs du CDMDT 43 nous attendent bottes aux pieds et gants à la main. Le but de ce week-end est de faire découvrir à ceux qui en ont envie le collectage guidés par des membres de l’AMTA. Comme d’habitude, les habitants du village nous ouvrent leurs portes et nous font part de leurs témoignages, de leurs récits, de leurs vies… De la burle au mai en passant par la tuade les souvenirs se font plus précis et plus précieux. Ils nous parlent de leurs écoles, de la chasse aux grenouilles, de la vie en hiver dans leur pays.

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