Paroles de jardiniers urbains

Bienvenue !

Nous sommes 19 étudiants de l’institut d’enseignement supérieur de recherche en alimentation, santé animale, sciences agronomiques et environnement, VetAgro Sup de Clermont-Ferrand. Nous avons choisi de travailler sur les « Approches socio-ethnographiques de la valorisation des patrimoines ruraux ». En partenariat avec l’AMTA, nous collectons les paroles de jardiniers de la métropole clermontoise. Quel rapport entretiennent-ils avec leur jardin ? D’où viennent leurs savoirs et comment les partagent-ils ? Quelles méthodes utilisent-ils ?… Tels sont les types de questionnements sur lesquels nous nous penchons.

Des entretiens vidéos, audios, des prises de notes, des photos, des archives illustrent notre collecte.

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Choux portugais (La Plaine), 2018

Des rencontres, certes… mais comment et où ?

Les jardins sont divers et nombreux dans ce territoire. Il est donc compliqué d’établir une liste de personnes prêtes à être enquêtées. Nous nous sommes donc répartis en cinq groupes, dont le but est de faire des rencontres « sur le vif ». Nous cherchons à établir un état des lieux des jardins présents sur Clermont-Ferrand. D’après nos recherches cartographiques et quelques premières reconnaissances sur le terrain, nous avons défini des zones intéressantes.

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Ces zones sont visibles sur les cartes ci-dessous.

Nous vous emmenons en balade du côté de…

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Riom – Ménétrol

Riom et Ménétrol se situent au Nord de la métropole clermontoise. Elles subissent une forte pression foncière. Comment survivent les jardins traditionnels de cette zone ?

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Les Vergnes – La Gauthière

Ces deux quartiers développés dans les années 70 au Nord de Clermont-Ferrand sont caractéristiques d’un habitat dense de grands immeubles. On y retrouve une population aux origines diverses issue des campagnes d’Auvergne, du Maghreb, de Turquie, du Portugal, d’Asie du Sud Est … Des jardins spontanés puis organisés s’y sont développés.

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Royat – Beaumont

Il est possible que vous connaissiez déjà Royat, ville touristique connue encore aujourd’hui pour ses eaux thermales. Dans cette ville et celle de Beaumont, situées au Sud et Sud-Ouest de Clermont, se trouvent beaucoup de résidences et maisons, accompagnées de leurs jardins aux petits soins des habitants…Se développent aussi des jardins partagés pour se reconnecter à la terre.

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Cités Michelin (La Plaine et Chanteranne)

Connues depuis leur création au début du XXème siècle, à Clermont-Ferrand, les Cités Michelin sont dotées de maisons ouvrières dont les jardins sont cultivés encore aujourd’hui. Ces cités ont été créées sur des terres très fertiles, où l’on retrouvait beaucoup de vergers. Ces jardins potagers particuliers semblent en régression au profit du jardin d’agrément transformant ce paysage urbain spécifique.

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Lempdes, Cébazat et Blanzat

A Cébazat et Blanzat, villes voisines et au Nord de Clermont-Ferrand, nous retrouvons principalement des maisons individuelles, avec de nombreux jardins. Nous vous invitons aussi à redécouvrir Lempdes avec nous, ville où se situe notre école.

Pourquoi la zone Clermontoise?

Nous effectuons nos recherches sur Clermont Ferrand , ville dans laquelle les jardins familiaux se sont particulièrement développés. L’expansion de l’entreprise Michelin et des cités ouvrières en est un exemple fort. Dans un objectif « paternaliste » chaque famille ouvrière était pourvue d’une maison avec jardin. On retrouve aujourd’hui encore les traces de ces jardins familiaux dans les rues Clermontoises.

Détour par les archives, retour sur l’histoire des jardins

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Bail de l'école militaire, 1898 (Photo 1)

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Bail de l'école militaire, 1913 (Photo 2)

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Visite aux archives départementales à Clermont-Ferrand, afin de redécouvrir les jardins à travers leurs histoires…Nous livrons ici quelques illustrations.

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Bail pour un jardin potager de l’école militaire de Billom, 1898. Bail renouvelé jusqu’en 1913.

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Seconde guerre mondiale . Importante réquisition de terrains agricoles et de jardins, des documents font état de demandes de dédommagements des dégâts causés par les allemands attestant de l’importance des jardins pour les habitants.

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Arrêtés des levées de réquisitions agricoles, 1945

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Notes sur les dommages de Guerre, 1955 (Photo 1)

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Notes sur les dommages de Guerre (Photo 2)

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Toujours dans cette même époque, documents attestant de la présence et de la création de jardins ouvriers et familiaux, par de nombreuses entreprises :

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Contrat de culture de plantes, Michelin, 1943

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Lettre des Services Agricoles à la Chocolaterie de Royat, 1943

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Association jardins ouvriers, 1943 (Photo 1)

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Association jardins ouvriers, 1943 (Photo 2)

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Après guerre. 1953. Des journaux sont écrits pour les jardiniers. On trouve des notes personnelles pour les rotations et les quantités, des magazines de conseils techniques et autres sources d’informations utiles au jardin (voir photos ci-dessous).

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Carte départementale de la surface labourable, 1944

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Jardins d'Auvergne, 1953, Palmares du prix de La maison Fleurie

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Jardins d'Auvergne (n°11 à 14), 1953 (Photo 1)

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Jardins d'Auvergne (n°11 à 14), 1953 (Photo 2)

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Allant de découvertes en découvertes dans les archives, nous avons trouvé des cartes qui indiquent parfois l’emplacement de nombreux terrains, ainsi que leurs utilisations (voir carte ci-dessus).

Nous avons également trouvé des photos qui témoignent des transformations paysagères, des techniques employées, des modes de commercialisation de l’époque. 

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Jardin familial, 1910

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Jour de Marché, 1905

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On en parle : Retour sur les traditions

Marchés et traditions

Un cahier de comptes tenu de 1748 à 1807 avec des remèdes et recettes.

Le livre La vraie cuisine de l’Auvergne et du Limousin, de Roger Lallemand, datant de 1970, nous fait découvrir des recettes de cuisine.

La démocratie aux champs : du jardin d’Eden aux jardins partagés, comment l’agriculture cultive les valeurs démocratiques, Joëlle ZASK

« L’épanouissement d’individualités indépendantes implique certaines qualités sociales comme la solidarité, la transmission, le partage, la coopération ou l’égalité des tâches. Le jardin partagé sous toutes ses formes en est le site privilégié. »

Zoom sur Les jardins ouvriers de France et le terrianisme, 1906, Paul-J BACQUET

Les citations suivantes permettent de comprendre un contexte et une vision spécifique du début du XXème siècle bien différents des nôtres.

« […] Les gestes les plus simples sont parfois les plus féconds et l’on a pu voir dans le prêt d’un lopin de terre : une œuvre de bienfaisance, une forme d’alliance du travail industriel et du travail de la terre, un mode d’accession à la petite propriété. »

Idée de mise en place de concours :

« [Le jardin ouvrier] combat aussi la misère puisqu’il procure aux pauvres gens une nourriture plus saine et plus copieuse, et qu’il adoucit un peu les conditions de leur rude existence. »

27 Février 2018

Premier après-midi de rencontres !

Mardi 13h30, dernières consignes avant de partir sur le terrain. C’est l’heure des premières rencontres, des prises de rendez vous et des photos. Après une matinée de formation à la capture d’images, nous voilà prêts à affronter le froid (-12°C)!

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Jardin en friche à Riom, 2018
Du côté de Riom…

Direction la mairie ! Nous sommes renseignés par Madame Juillard sur la localisation et l’utilisation des jardins. En suivant les indications fournies, nous avons découvert une zone pavillonnaire où se trouvent quelques jardiniers. Deux d’entre eux ont accepté de nous parler mais sans être filmés.

Notre première rencontre, un homme d’environ 70 ans, passionné par la préservation des espèces anciennes. Il nous raconte l’histoire de ces poiriers et de ces vignes, issus du jardins de ces parents.

 

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Quelques jardins dans les Vergnes, 2018
Retour dans les Vergnes

Un premier tour s’avère peu fructueux, le temps en ayant refroidi plus d’un. Des jardins les uns derrières les autres, toujours plus vides.

Seul téméraire, Selim, ramasse les débris de sa cabane récemment cambriolée et brûlée. Excédé par l’insécurité croissante, il dénonce des incivilités et des délits de plus en plus récurrents et violents dans ces jardins. Le bois, les outils et la ferraille sont régulièrement dérobés et le reste brûlé. Cette tension palpable a déjà été mise en évidence par les médias locaux.

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Et à Royat et Beaumont ?

Direction rue de la Cassière dans le quartier Vallières. Nous découvrons « la ferme urbaine » dans la rue du Pavin, en face de la ligne de chemin de fer. Nous visitons les jardins dans cette rue, très organisés et bien entretenus.

Un peu plus loin, nous rencontrons dans les vergers, un homme portugais avec ses trois moutons. Il nous apprend qu’il est un jardinier averti. Mais notre entretien s’arrête là.

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Un jardin de Beaumont, 2018

Direction  Royat. Nous y avons vu de nombreux jardins sur l’avenue du Puy de Dôme. On y trouve des ruches, des poules ainsi que de nombreux choux portugais. Cependant, personne n’est présent…le froid a été plus fort que l’amour du jardin.

Nous repérons ensuite des jardins sur le chemin du Breton, à Chamalière. Mais là encore personne en raison du froid.

Enfin, nous avons observé, rue de la Ronzière, à Beaumont, différents types de jardins. Certains étaient bien organisés et d’autres à leur manière.

 

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Jardin dans La Plaine, Cités Michelin, 2018

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Quant aux Cités Michelin…

Nous commençons notre parcours par le quartier de Chanteranne. Par cette froide journée, nous avons rencontré peu de personnes. De même dans le quartier de La Plaine. Bien que le quartier soit plus vivant, nous ne rencontrons personne au  jardin. Nous constatons la disparition progressive du jardins potagers au profit du jardin d’agrément. Dans les potagers, quelques indices comme les choux portugais. On ne souhaite pas nous recevoir.

 

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Jardin de Lempdes, 2018
Nous terminons à Lempdes…

A Lempdes, beaucoup de petits jardins particuliers dans des quartiers résidentiels. Mais là encore le grand froid rend difficile les rencontres. Les rares personnes intriguées par notre présence et malgré nos explications refusent de nous laisser entrer. Après explication de notre projet, certains ferment même portes et volets.

Cependant, au détour d’une rue, un jardin bien qu’en dormance hivernale, attire notre attention. Notre curiosité nous pousse à sonner à la porte. Une vieille dame, à l’écoute du mot “jardin”, va instantanément chercher son mari. Un sympathique vieux monsieur nous guide dans son jardin. Ils s’avère passionné et désireux de transmettre son savoir.Il accepte un rendez vous pour le lendemain.

On en parle : Le vandalisme dans nos jardins

On retrouve de nombreuses tensions dans les jardins familiaux du quartier des Vergnes. En effet, beaucoup de jardiniers se plaignent de vols à répétition et de vandalismes sur leur propriété. C’est un vent d’insécurité qui souffle sur les jardins… La municipalité a déjà mis les services de police sur l’affaire. Cependant, peu de résultats sont visibles pour les habitants, de plus en plus méfiants.

Deux articles de la Montagne relatent ce problème :

https://www.lamontagne.fr/clermont-ferrand/vie-associative/faits-divers/2017/08/02/a-clermont-ferrand-les-jardiniers-du-quartier-des-vergnes-tirent-la-sonnette-d-alarme_12503732.html

https://www.lamontagne.fr/clermont-ferrand/faits-divers/puy-de-dome/2018/01/07/clermont-ferrand-plusieurs-cabanes-des-jardins-familiaux-des-vergnes-detruites-par-le-feu_12691800.html

28 Février 2018

Une seconde journée d’entretiens… froids !

Dans la zone de Beaumont et Royat

Aujourd’hui, repérage des jardins à Aubière sous la neige. Nous visitons un groupement de jardins, rue des Sauzettes. Malheureusement, un jeune jardinier nous interpelle, il nous prend pour des voleurs… Attestant de la méfiance en milieu urbain.

Nous repartons pour Riom !

Nous nous rendons de l’autre côté de Riom. Nous rencontrons une dame qui nous fait entrer et nous parle du jardin, cultivé par son mari. Après une heure d’échanges, son mari se lève et se joint à la conversation, constructive et enrichissante.

Au chaud … à Lempdes

Monsieur et madame FOUCHARD nous accueillent chaleureusement chez eux. M. FOUCHARD prend confiance devant la caméra. On remercie ce passionné, ornithologue des jardins à ses heures perdues, de s’être laissé prendre au jeu de cet entretien. Jacques Fouchard nous offre son témoignage du  jardin à travers son histoire, son organisation, ses produits et son rapport à la nature.

Et les autres ?

Le froid ayant eu raison du courage de nos autres camarades, ceux-ci nous aident en recherches bibliographiques pour développer notre savoir sur ce sujet bien vaste.

1er Mars 2018

Un jeudi matin… qui se réchauffe !

Riom, un beau matin

Rendez-vous chez monsieur Orlando De Abreu, ancien ouvrier de chez Michelin. Il nous expose ses pratiques et sa vision générale du jardin. Nous récoltons une heure d’interview ainsi que des vidéos de son jardin.

 

Les Vergnes : De la Tunisie au Cantal…

Nous rencontrons Ali, tunisien et habitant Clermont-Ferrand depuis 48 ans, et son ami Bernard, retraité Michelin originaire du Cantal.

Leur histoire, leur amitié et leurs inquiétudes sur ces jardins des Vergnes témoignent de ce climat si particulier qui y règne : lieu de rencontres et d’échanges multiculturels.

Revenons aux Cités Michelin

Retour à La Plaine ce jeudi matin, sous un temps ensoleillé. Nous essuyons cependant beaucoup de refus. Rue du Courage, quelques habitants du quartier ont discuté avec nous. Prises de rendez-vous à l’ordre du jour… Affaire à suivre !

Rencontre avec un ancien jardinier-maraîcher des Cités Michelin

Fils d’agriculteurs, ce bourbonnais d’origine a travaillé au jardin familial de l’entreprise Michelin de 1961 à 1988. Ses activités comprenaient l’entretien des jardins et des pépinières, ainsi que la vente de plants. Aujourd’hui à la retraite, cela fait 38 ans qu’il habite dans cette maison de la cité Michelin La Plaine.

Avant tout une histoire de famille…

Ce sont ses parents qui lui ont transmis le goût du jardin. A la sortie de l’école, il allait souvent les aider jardiner ou s’occuper des vaches. C’est essentiellement son père qui s’occupait du potager et des champs. Sa mère s’occupait des cochons, de la volaille et des lapins.

" Avant, il fallait biner à la main, traire une dizaine de vaches à la main et aller chercher l’eau du puit avec des sceaux. "
Un jardin traditionnel mais  en évolution

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Tomate Andine cornue

Dans son jardin, il cultive des tomates, des salades, des radis, des pommes-de-terre, des fraises et des haricots. Il a comme variété de tomates la Montfavet et l’Andine cornue : la meilleure à ses yeux. En général il achète les graines sauf pour l’andine cornue qu’il affectionne particulièrement

« L’andine cornue j’avais fait la graine »

« Je change bien un peu mais sans plus quand je suis content des variétés. »

Avant, il y avait beaucoup d’arbres dans son jardin, mais il a préféré les couper. Aujourd’hui, il lui reste un figuier, des noisetiers, deux pruniers et des groseilliers. Il possède aussi un terrain dans l’Allier de 2000 m² dans lequel se trouve des pommiers, des cerisiers et des noyers. Malheureusement, depuis quelques années, une maladie touche les noyers : il en a déjà perdu deux.

« J’ai coupé des arbres parce qu’ils étaient trop grands […] il faut bien changer. »

Il bêche chaque année, sauf celle-ci car le temps ne lui a pas permis de passer le motoculteur. Il se sert du fumier pour son jardin. le temps passé au jardin dépend beaucoup des saisons : en hiver, il ne reste pas longtemps.

« Au printemps faut y être tous les jours. Peut-être pas bien longtemps mais tous les jours. »

Et après ?

La récolte de son jardin sert à une consommation personnel des produits frais… tout au long de l’année.

« Je ne fais pas de bocaux mais enfin je mets tout au congèle. »

Avec ses noisettes, il fabrique de l’huile de noisette. Il les ramasse, les casse, les trie et les donne à un fabricant d’huile à la retraite. Cela lui coûte 1,10€ le kilo de cerneaux. Il en a obtenu deux bouteilles de 75cL cette année.

« J’ai fait une trentaine de litre d’huile quand même. C’est du travail. »

Si la production est trop importante pour sa propre consommation, il en fait don aux voisins.

« Si il y en a trop, j’en donne ! »

Le potager pour se cultiver

Pour lui, le potager sert à connaître et maîtriser ce que l’on mange.

« Ce qu’on achète, on ne sait pas toujours ce qu’on mange. »

C’est aussi un passe-temps. « Ça occupe. » Mais le potager n’est pas son loisir principal. Il fait également du vélo, ce qui lui prend beaucoup de temps.

Il aide ses amis aux potagers quand ils en ont besoin. « S’ils me demandent un conseil, je leur dit, sinon je ne donne pas de conseil. »

Selon lui, pour s’occuper d’un potager, la pratique vaut bien plus que la théorie.

"Je me cantonne à ce que j’ai appris, à peu près sur le tas "

 

Un détour par Lempdes

Tout comme le beau temps, nous arrivons chez M. et Mme SORIOT à l’improviste. M SORIOT, jardinier passionné par son activité est une source inépuisable de bons conseils. Ce n’est d’ailleurs pas pour des prunes qu’il est le vice-président des jardiniers des Pays d’Auvergne ! Une autre rencontre est prévue quand la terre sera recouverte de légumes, et quand les fleurs auront envahi les parterres … En attendant nous vous laissons découvrir ce jardin d’Eden.

Royat, Beaumont… puis escapade par chamalière

Direction Chamalières, tout près des serres du service des espaces verts de la commune. Nous rencontrons Patrick Barthélémy. Dans son jardin se succèdent hôtels à insectes, nichoirs, troncs creux et autres refuges. Bien plus que des légumes, son jardin a pour vocation de cultiver la biodiversité ! Les produits du potager sont dégustés par des visiteurs, lors de sensibilisations à l’utilité des auxiliaires de jardin.

On en parle : Le Larousse Ménager

Nous sommes tombés sur cet ouvrage fort utile à toute génération. En effet, nous pouvons y retrouver une multitude de conseils et d’informations sur tous les sujets. Fruits, cultures, cuisine, élevage, variétés, … Une vraie mine d’or pour nous, apprentis jardiniers. On y découvre également des techniques culturales (dates de semis, insectes nuisibles, …) dont on peut s’inspirer encore aujourd’hui.

2 Mars 2018

Vendredi : sur les ordinateurs comme sur le terrain

Un vendredi matin consacré à l’informatique ! Une grande partie des groupes réalise les montages vidéos des entretiens de la semaine, pour votre plus grand plaisir visuel.

Dans les jardins de Riom

Direction le jardin partagé de Riom. Nous découvrons un homme passionné par la nature et son jardin. Il nous donne rendez vous l’après midi au jardin. Nous concluons cette visite par un entretien que vous pouvez trouver ci dessous.

 Retour à Beaumont et Royat

Aujourd’hui, nous rencontrons un membre de l’association des jardiniers du pays d’Auvergne.

Il nous a tout d’abord présenté son jardin avec à la clef une démonstration de la grelinette. Puis, il nous présente son association, les différentes actions et la manière de la faire connaître.

Le potager d’Ahmed, les Vergnes

Nous rencontrons Ahmed, d’origine marocaine, et retraité Michelin. Il nous présente son jardin, lieu d’échange et de partage avec sa famille et les autres jardiniers. Un autre bel exemple de la mixité culturelle de ce lieu particulier.

6 MARS 2018

Mardi en vadrouille

Départ vers Royat – Beaumont

Rencontre avec un jardinier anonyme au bord de l’Artière, à Aubière. L’homme, retraité, exploite une parcelle qui lui vient de ses arrières grands-parents.C’est principalement son arrière grand-mère qui cultivait les légumes destinés à l’alimentation de la famille à l’époque, car le potager était une affaire de femmes dans les sociétés vigneronnes et paysannes de jadis – nous explique-t-il. Dans le jardin, les légumes (poireaux, choux de bruxelles, salades, haricots, tomates, pommes de terre) côtoient des rosiers et jacinthes ornementales et des fruitiers comme un amandier, un poirier et un prunier.

Un jardin sans eau, c’est impossible

Il récupère donc de l’eau de pluie sur une surface de toit de 10 m² et possède son propre puit. Néanmoins, il explique que de nombreux travaux ont chamboulé l’organisation des jardins de la zone pour l’approvisionnement en eau.

Concernant le vandalisme, “il y en a toujours eu : des vols de matériel ou de légumes. L’été les courges, potirons et butternuts se voient de loin”.

“Et le muguet aussi, il est ramassé et revendu”

Pour s’adapter, “les outils de valeur ne sont pas laissés dans la cabane”.

Après la récolte, “même si les haricots deviennent plus filandreux”, les légumes sont congelés pour être conservés car “les conserves, c’est trop de travail”.

Un point sur Lempdes

Rencontre avec deux retraités, jardiniers au sein des jardins familiaux de Lempdes. Leurs jardins de productions accueillent divers légumes (poireaux, asperges, pommes de terre …) mais également quelques fleurs, habilement transformées en bouquets une fois coupées, qui leur permettent de trouver grâce aux yeux de leurs épouses…

Aux Cités Michelin, dans La Plaine

Bien qu’il n’y ait peu de personnes dans le quartier, les habitants présents ce matin là se trouvent dans leur jardin. Nous réalisons une interview de Manuel. Vous trouverez l’enregistrement audio ci-après. Il y développe sa passion pour son jardin.

Les Vergnes, chez Serge

Nous avons rencontré Serge, retraité Michelin et originaire des Alpes italiennes. Présent depuis le début de ces jardins, et ayant fait partie du groupe de travail pour la création du jardin des Vergnes, son témoignage très complet est un enseignement.

« La ville a pris conscience que ce terrain ne pouvait pas servir à autre chose que des jardins »

« Au lieu de voler une salade, viens donc quand il y a des jardiniers, et si tu veux une salade ils t’en donneront ! »

“C’est un petit chez-soi où il est agréable de passer du temps”

Un dernier tour à Riom

Rencontre avec Dominique Gilbert, pour parler des jardins partagés.

7 Mars 2018

 Nous rencontrons deux jardiniers de Beaumont, sous un beau soleil.Le premier, Daniel MALHERBE, un retraité, nous raconte son jardin à travers son ancien emploi de paysagiste.

 

Le second, M. Brasset un jardinier amateur  possède 2500m2 à Beaumont. Celui-ci nous fait visiter son jardin et partager sa passion.

Merci de nous avoir suivi dans cette aventure !

 

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